___Mais après tout, même si ce que j'écris ne vous plait pas, même si ce que je fais ne vous touche pas, j'écris pour débarrasser ma cervelle, pas pour encombrer celle des autres. Alors quoi ? Aurai-je besoin de l'avis des autres pour m'encourager ? Ne suis-je pas capable, seule, de voir si une chose est bonne ou non ? Il faut croire que non. Remarquez, ça a toujours été ainsi. Je n'ai jamais été capable de juger mon travail à sa juste valeur. J'ai besoin de personnes qui soient la pour me pousser, pour me dire que ça en vaut la peine, pour m'aider dans mes choix. En fait, je suis incapable de vivre seule. D'évoluer sans personne autour de moi. C'est troublant d'être dépendant à ce point des gens qui vous entourent. Et agaçant. Se dire que seule, on n'est rien. Insignifiante. Invisible. Inutile.
___Et puis quoi ? Je n'suis surement pas la seule ! C'est juste que j'ouvre les yeux, que je l'avoue. Mais on a tous besoin des autres pour vivre. Sinon, pourquoi on s'embarquerait dans des relations compliquées qui nous pourissent la vie ? Pourquoi on entamerait des amitiés en sachant pertinemment qu'un jour elles finiront mal ? Oui, c'est vrai, pourquoi on se jetterait dans la gueule du loup à la manière de suicidaires qui posent une arme sur leur tempe si ce n'était pas un besoin, voir une nécessité pour nous ? A moins que nous aimions souffrir. En y réfléchissant bien, il est vrai que l'homme, durant toute son histoire a toujours souffert. Et continue à le faire. Ce serait donc inscrit dans notre ADN ? Comme une chromosome " souffrance " confortablement installé au coté de " masochiste " .
___Oh et puis merde ! Tout ce que je dis n'a aucun sens... A la réflexion tout ce que je pense n'a aucun sens ! Tout ce que je fais n'a aucun sens ! Ce sera donc sur ces pensées on ne peut plus embrouillées que je vous quitte. En m'excusant de vous avoir fait perdre votre temps.
Il est loin le temps de l'insouciance...




